Disserter, c’est répondre de façon scientifique c’est à dire
argumentée à une question en démontrant une thèse qui s’appuie sur des documents fournis et des
connaissances personnelles.
La dissertation de l’épreuve du baccalauréat de sciences économiques et sociales est une épreuve de 4 heures.
On peut en donner une définition synthétique : disserter, c’est répondre de façon scientifique c’est à dire
argumentée à une question en démontrant une thèse qui s’appuie sur des documents fournis et des
connaissances personnelles.
Il convient donc d’adopter une approche progressive qui permet de localiser des étapes successives spécifiques
mais impératives :
Caractérisation de l’objet de l’étude dans l’introduction ;
La démonstration dans le développement ;
Les résultats dans la conclusion ;
Vous allez progressivement intégrer et maîtriser ces étapes impératives de la démonstration mais il faut adopter
une méthodologie rigoureuse qui seule est garante d’une réussite à l’examen. Cette progressivité
méthodologique s’inscrit dans une maîtrise de la gestion du temps qui est nécessaire :
Choix du sujet entre devoir de synthèse et dissertation : 5 minutes ;
Analyse de l’énoncé du sujet et élaboration de la problématique provisoire : 10 minutes ;
Analyse des documents à partir de la problématique provisoire et mobilisation parallèle des
connaissances personnelles : 1 heure ;
Définir la problématique définitive et faire un plan détaillé : 40 minutes ;
Rédiger introduction et conclusion au brouillon : 20 minutes ;
Copier la conclusion sur une feuille à insérer. Cela oblige à avoir rédigé la conclusion avant le début
de la rédaction ce qui est très utile pour éviter les conclusions bâclées en fin de devoir, par manque de
temps (n’oubliez pas que la conclusion est le dernier élément qui marquera la fin du devoir) : 5 minutes ;
Copier introduction et rédiger directement « au propre » le développement : 1H30 ;
Relecture obligatoire pour supprimer les fautes grossières ou les lourdeurs : 10 minutes ;
II - 1ère étape : lire l'énonce, analyser le sujet
L’analyse du sujet est essentielle car elle permet de comprendre ce que le correcteur attend de vous. Cela évitera de faire des contresens de nature à favoriser le hors sujet total ou partiel. Pour cela, il convient de
respecter les étapes suivantes :
Repérer le type de sujet : il s’agit au premier abord de distinguer si c’est un sujet discussion, analyse
ou comparaison ;
Repérer l’objet à étudier : il y a une série de mots clés à repérer dans l’énoncé qui permettent de
délimiter le contenu à développer, c’est à dire le thème sur lequel porte le sujet (la monnaie, le chômage,
la politique économique de l’Etat, les inégalités, le rôle de l’école…) ;
Repérer le cadre spatio-temporel ce qui permet de replacer le sujet dans un contexte précis, les sujets étant toujours circonscrits dans le temps et l’espace (par exemple La France, les pays développés, les
pays en développement ou la période de la crise contemporaine…) ;
Cette étape d’analyse du sujet revient donc à se poser les questions suivantes :
Que me demande-t-on de faire ?
A propos de quoi ?
Où et quand ?
Pour répondre à la 1ère question et reconnaître le type de sujet (dont on pourra immédiatement entrevoir le
plan type qu’appelle tel ou tel type de sujet), on peut utiliser le tableau suivant qui synthétise les 3 grandes
types de sujet en fournissant les verbes opératoires à repérer dans l’énoncé et les locutions introductives
classiques.
La réponse à la 2ème question (quoi) permet d’affiner le plan type induit par la question, en faisant appel aux
références du cours qui viennent au premier abord (d’où la nécessité de bien maîtriser le plan de tel ou tel
thème vu en cours pour repérer les points de réponse utiles à la problématique).
La réponse à la 3ème question (où et quand) est de moins en moins explicite dans les énoncés au bac, il
convient donc de délimiter les périodes en fonction de la périodisation faîte pat les tableaux statistiques,
graphiques ou textes du dossier documentaire fourni.
III - 2e étape : établir la problèmatique et le plan provisoire
Le sujet ayant été repéré, il convient d’établir une problématique provisoire, c’est à dire d’élaborer un questionnement qui va servir de fil conducteur, de colonne vertébrale à tout le raisonnement du développement.
Si le sujet est posé sous la forme d’une question, alors la problématique paraît évidente, vous pouvez reprendre le questionnement en le reformulant de manière à bien en préciser le sens et délimiter les contours.
Mais tous les sujets ne sont pas posés sous cette forme : c’est alors à vous de trouver LA question centrale. Celle-ci ne doit pas être ni trop vaste (risque de hors sujet), ni trop restrictive (sujet incomplet) ou mal centrée sur le sujet (sujet traité approximativement).
L’objectif d’une problématique bien formulée est de vous éviter de réciter le cours sans discernement, sans fil conducteur, sans cohérence ni continuité.
A partir du questionnement que vous avez déduit de l’analyse, un plan provisoire apparaît naturellement, ce plan constituant la réponse à la problématique formulée. C’est le plan qui va articuler les différents éléments répondant à la problématique en servant de structure à celle-ci. Cette étape est essentielle puisque c’est à partir de ce double travail que vous allez ensuite passer à l’analyse des documents et la mobilisation des connaissances de cours correspondantes.
IV - 3e étape : analyser les documents et mobiliser les connaissances
Plusieurs types de documents connus, régulièrement vus en cours, font partie du dossier documentaire qui accompagne l’énoncé de la problématique.
1 - Nature et fonction des documents
Des documents factuels comme les tableaux statistiques, graphiques, textes fournissant des exemples historiques, d’actualité, des données statistiques ;
Des documents interprétatifs comme des textes, des schémas fléchés … fournissant des analyses, développant ou faisant référence à une théorie, un mécanisme … ;
Leur fonction est la suivante :
Ils vous permettent de mobiliser des éléments factuels difficiles à retenir ;
Ils permettent de mettre en valeur des savoir-faire régulièrement vus en cours (calculs, lecture de données chiffrées …) ;
Ils permettent de faire appel à des savoirs de cours (théories, définition, mécanismes économiques ou sociologiques…) qui sont latents ou suggérés par le document. Ils constituent donc des pistes de réflexion qu’il faut savoir saisir pour étayer et enrichir le développement ;
Ils vous amènent à opposer, comparer, juxtaposer les idées qui y figurent ;
Enfin, ils vous permettent de réajuster la problématique lorsque celle-ci était mal centrée sur le sujet au départ ;
2 - Méthode d’analyse des documents
Les documents ne peuvent être analysés que si le travail préalable de détermination de la problématique et du plan provisoire issu du repérage du sujet type est établi afin d’éviter les 2 erreurs les plus courantes :
Analyser le document pour lui même sans l’inclure dans la problématique ;
En faire la simple paraphrase ;
La dissertation n’est pas en effet un exercice de commentaire des documents mais une réflexion organisée qui associe éléments pertinents des documents, mise en valeur de connaissances de cours ou personnelles et capacité à rédiger le plus lisiblement et clairement possible.
Il convient donc :
De dégager les idées pertinentes du document pour répondre au sujet ;
D’analyser et d’utiliser tous les documents fournis ;
D’insérer l’apport du document dans une réflexion personnelle. Il faut donc faire référence au document lorsqu’on utilise dans le développement (par ex cf doc 3). Mais le document n’est pas en aucun cas un palliatif à un manque de connaissances. Le document n’est là que pour étayer une réflexion personnelle ;
Il faut donc "faire parler les documents en utilisant le modèle cijoint dont évidemment tout n’est pas à remplir, chaque document étant particulier. Il fournit simplement une trame de ce qui est possible de faire à partir d’un document.