Coefficient 7 au baccalauréat
en tronc commun et 9 (7+2) en spécialité, les sciences économiques et sociales constituent le pilier de la série ES. Nous vous proposons de parcourir le programme en 7 thèmes accompagnés d'une introduction.
Pour étudier les mutations des sociétés modernes sur le long terme, il faut tenir compte des facteurs économiques (la croissance), des transformations induites par ces facteurs (le développement), mais aussi des évolutions des mentalités, des comportements et des structures sociales (le changement social). Chaque facteur pris isolément ne donne qu'un aperçu partiel des changements opérés, c'est pourquoi il faut analyser les multiples interactions entre ces trois notions.
La recherche de la croissance est une préoccupation constante et majeure tant au niveau de l'entreprise qu'à celui de la nation. Or, la croissance ne peut se concevoir sans investissements et donc sans accumulation de capital; cependant, la mobilisation du capital, puis sa transformation en investissements productifs supposent à la fois des conditions favorables et l'existence d'un cadre institutionnel.
Si la croissance ne peut se concevoir sans investissements, elle résulte également du progrès technique et de la recherche-développement. Ceux-ci contribuent à bouleverser profondèment les structures économiques et sociales.
L'emploi est au coeur des préoccupations économiques et sociales contemporaines. Dans une société où l'identité sociale passe principalement par le travail, il importe de connaître précisément les facteurs qui sont à même de faire varier la quantité et la qualité des emplois offerts.
Diverses transformations ont affecté l'emploi depuis une trentaine d'années. Quelles sont les responsabilités respectives des gains de productivité et du progrès technique dans ces transformations ? Quelles sont aussi les principales explications théoriques du chômage sur lesquelles s'appuient les politiques mises en place pour y remédier ?
Dans l'ensemble des démocraties, l'égalité est une valeur qui oriente nombre de combats et d'actions politiques.
L'avènement de la classe moyenne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale semblait le symbole d'une réduction des inégalités et un aboutissement de la lutte pour l'égalité. Toutefois, le bilan que l'on peut dresser aujourd'hui sur l'état des inégalités est contrasté. Depuis vingt-cinq ans, la crise économique a fait naître de nouvelles inégalités au sein d'une société de moins en moins homogène.
Les sociétés démocratiques sont traversées, aujourd’hui, par un décalage croissant qui existe entre l’idéal égalitaire théorique et les inégalités réelles. Ses tensions peuvent se traduire par des conflits sociaux. Souvent le changement social se fait à travers ces conflits qui contribuent à forger les identités et à développer les solidarités.
Un conflit social est un affrontement entre plusieurs groupes sociaux antagonistes ; l’objet de tout conflit étant de modifier les rapports de force entre des partis opposés.
Les conflits nécessitent une mobilisation collective, c'est-à-dire une coordination des activités des membres d’un groupe souhaitant se défendre.
L’action collective regroupe des individus ayant conscience d’agir ensemble dans un but commun.
On s’interrogera dans un premier temps sur les mutations qui ont affecté le travail et les conflits sociaux ; puis on constatera que l’action collective s’est diversifiée dans son objet et dans ses formes.
De la formulation de la question sociale au XIXe siècle à l'instauration de systèmes complets de protection sociale dans les pays développés au cours de la seconde moitié du XXe siècle, le chemin a été long. En France, il a abouti à la généralisation de la Sécurité sociale et des régimes de retraites, qui ont permis progressivement, selon la logique de l'assurance, de garantir la quasi-totalité de la population contre la plupart des risques sociaux majeurs, comme la maladie et la perte de l'emploi due au chômage ou à la vieillesse. Mais la crise économique et les transformations démographiques menacent l'Etat-providence et l'obligent à repenser ses principes. De fait, le développement des dispositifs sociaux spécifiques comme le RMI ou la CMU semblent marquer la réapparition sous un nom nouveau - la solidarité - d'une logique ancienne, celle de l'assistance...
Alors que le XIXe siècle a constitué le point de départ de la multiplication des échanges internationaux, les Trente Glorieuses et la période contemporaine des années 80 - 2000 ont permis la généralisation de la multinationalisation des firmes et de la globalisation de leur stratégie. Le commerce mondial s'est progressivement recomposé avec affirmation de la circulation de produits manufacturés dans le cadre d'une nouvelle division du travail. Des pays émergents ont connu une accélération de leur croissance économique remettant en question les équilibres anciens. Enfin, une certaine mondialisation culturelle véhiculant le modèle occidental se répand suscitant inquiétudes et réactions.
Pourquoi construire un ensemble intégré ? On peut considérer que c'est une forme de réponse à la mondialisation : dans un monde où règne une concurrence féroce, les pays souhaitent être moins vulnérables. En s'unissant à leurs plus proches voisins, ceux qui souvent leur ressemblent le plus, en particulier sur le plan culturel, ces pays souhaitent être plus forts, limiter les risques, peser davantage dans les négociations internationales. Comme ces motivations sont universelles, on a vu se multiplier ces constructions régionales. C'est ce que l'on appelle la montée du régionalisme : le libre-échange et l'intégration économique se développent dans ces Unions régionales. L'Union européenne en est sans doute l'exemple le plus achevé, mais on peut citer aussi l'ALENA (qui regroupe le Canada, les Etats-Unis et le Mexique), le MERCOSUR en Amérique latine ou l'ASEAN en Asie.
Disserter, c’est répondre de façon scientifique c’est à dire
argumentée à une question en démontrant une thèse qui s’appuie sur des documents fournis et des
connaissances personnelles.
Comme l’épreuve de dissertation, cet exercice exige la maîtrise du vocabulaire économique, des
théories et concepts, la capacité à analyser et exploiter des documents sans les paraphraser en les
incluant dans une problématique. Elle exige en plus, de la précision et de la concision mais aussi de la
clarté dans l’expression puisque les réponses au travail préparatoire et la question de synthèse sont
encadrées au niveau de leur longueur.